Montant libre
Don sans contrepartie
Votre contribution vous sera intégralement remboursée si le projet n'atteint pas 60% de son objectif.
Nous sommes Elise et Benoît, agriculteurs nouvellement installés à Truinas, dans la Drôme entre le Vercors et les Baronnies provençales, pour produire des légumes bio.
Nous sommes amis depuis que nous avons travaillé ensemble sur des ateliers de maraîchage au sein d'une structure d'accueil social. Nous nous sommes rencontrés en 2021 et nous avions déjà chacun l'envie de nous installer, de travailler et de vivre sur une ferme collective. Depuis nous avons eu plusieurs expériences agricoles et mûri un projet de créer une ferme maraîchère qui proposerait aussi une activité d'accueil social.
ELISE : Petite fille de paysans, fille de jardinier, j'ai toujours aimé être dehors, gratter la terre, bricoler, observer le vivant qui les entourent. DUT en Production Végétale en poche à 20 ans, je songe déjà à devenir aussi un jour paysanne !

Je travaille d'abord comme animatrice nature menant des ateliers de jardinage avec des enfants ; des personnes isolées socialement ; demandeuses d'asile, en situation de handicap... L'alliage de la terre et de l'humain me passionne ! Je travaille ensuite plusieurs années au sein d'un chantier d'insertion puis au sein d'un centre de soin pour personnes toxicomanes, ayant tous deux une production maraichère en guise de support d'accompagnement.
En 2023, je me dédie intégralement au projet d'installation : accompagnement par la Chambre d'Agriculture et salariat sur des fermes maraichères bio. L'an dernier, je suis employée aux Amanins, un centre agroécologique, pour gérer seule la production de légumes alimentant la cuisine du centre. Cela m'a donné davantage d'assurance dans notre projet d'installation ! J'ai maintenant 31 ans, après 11 ans de maturation mon rêve prend forme ! Merci d'avance de le soutenir !

BENOIT : Curieux de la nature depuis l'enfance, j'ai étudié la biologie, l'agronomie puis l'écologie, et j'ai rapidement souhaité retrouver mon propre lien à la terre. Faire vivre ce qui m'avait été transmis de mes parents et de mes grands-parents. J'ai travaillé davantage de mes mains pour contribuer à nourrir les gens en produisant de bonnes choses.
En arrivant dans la Drôme, j'ai travaillé au sein d'un magasin de producteurs bio et dans un centre de soin en tant que moniteur d'activités de maraîchage où j'ai rencontré Elise. J'ai rencontré Sarah, ma compagne, et j'ai eu l'envie de poser mes valises dans le coin. J'ai été salarié chez plusieurs maraîcher.es en AB. En 2024, avec une amie nous avons créé une première activité maraîchère à Bourdeaux.
Cette superbe expérience a confirmé mon envie de m'installer sur une ferme et de vivre de ce métier dans de bonnes conditions. Avec notre collectif actuel, nous avons eu l'occasion de racheter une bâtisse et des terres agricoles nous permettant, avec Elise, de construire ce projet paysan !
Depuis janvier 2026, notre entreprise agricole est créée. Nous réalisons ce projet au sein d'un collectif intergénérationnel que nous constituons entre amis, avec nos familles respectives. Pierre, le compagnon d'Elise, est menuisier (de ceux qui en font un art!), Sarah la compagne de Benoît est boulangère (de celles qui en font un art aussi!), Eliane et Pascal, les parents de Sarah, sont "retraités" (ils demeurent très actifs, voire plus que jamais!). Maëlle, la fille d'Elise et Pierre, et Carmen, la fille de Benoît et Sarah, grandissent et participent à ce beau projet, complexe, aventureux et joyeux ! Avec ce collectif, nous allons rénover la maison d'habitation pour créer 3 appartements pour nos 3 foyers. Pour l'instant, nous vivons en habitats légers et temporaires (mobilhome et tiny-house).

Nous, Benoit et Elise, créons intégralement l'activité de maraîchage, en partant des terres et du hangar, propriété du collectif, que nous louons et mettons à la disposition de notre GAEC (Groupement agricole d'exploitation en commun). Nous disposons, pour cultiver, de 3ha de bonnes terres cultivables, d'une source située dans un bois en amont, et de 180 m² de hangar que nous avons déjà commencé à aménager. Chanceux d'habiter dans ce paysage et désireux de rencontre, nous souhaitons ponctuellement ouvrir les portes de notre ferme à des personnes qui ont besoin de rupture avec leur environnement. Nous aménageons les lieux pour pourvoir accueillir ces personnes dans des conditions adaptées dès 2027.

Cette année 2026, nous travaillons aux aménagements nécessaires pour démarrer l'activité agricole :
la retenue d'eau : Pour stocker une partie de l'eau d'une source qui coule toute l'année et en avoir suffisamment pour irriguer nos légumes en saison estivale ;
un système d'irrigation programmé, économe en eau pour arroser nos cultures maraîchères : équipé intégralement de goutte-à-goutte et de micro-aspersion ;
les serres pour permettre une production sur une période un peu plus longue que le plein champ, notamment à notre altitude (600m) ;
une pépinière afin de produire l'essentiel de nos plants maraîchers ;
un petit tracteur et du matériel pour aider à la réalisation des travaux les plus physiques dans les champs et pour la manutention des récoltes ;
l'aménagement du hangar pour créer : une salle de lavage pour les légumes, une petite chambre froide pour conserver la qualité de nos légumes frais, une plateforme de séchage et stockage des alliacés (oignons, échalotes et ail), des espaces de stockage des courges ; pommes-de-terre et patates douces. Les différentes conditions de stockage permettront de réduire au maximum les pertes. Nous y aménageons également une salle d’accueil pour la vente à la ferme et offrir un abris hors d'eau hors d'air aux groupes qui participeront à nos ateliers.
Notre production sera vendue intégralement en vente directe. La salle d'accueil et de vente à la ferme permettra aux habitants de la commune et alentours d'acheter leurs légumes, et éventuellement d'accueillir d'autres producteurs. En dehors de la ferme, nous vendrons nos légumes à 10 km, à Dieulefit, le gros village le plus proche; le vendredi matin au grand marché et un soir de la semaine, un autre jour, sur un marché solidaire. Nous relançons ce marché qui se tenait il y a quelques années dans un quartier populaire de Dieulefit et qui a contribué à créer une dynamique locale sur l'accès de l'alimentation de qualité pour toutes et tous. Cette action sera menée en lien avec l'association locale agissant vers une Sécurité Sociale de l'Alimentation. Nos produits seront conventionnés pour être accessibles à des personnes aux revenus modestes.
Les terres d'ors et déjà labellisées AB, nous souhaitons que nos pratiques agronomiques favorisent la biodiversité sur l'ensemble de la ferme et la fertilité du sol. Nous souhaitons sur le long terme donner de la place aux arbres (verger diversifié), aux haies, instaurer des mares dans les parcelles et inclure la biodiversité le plus possible.
Pour la production des légumes nous souhaitons avoir des pratiques respectueuses de la biodiversité du sol et de sa fertilité. Nous travaillons avec un groupement d'agriculteurs qui expérimentent et développent le "maraîchage sur sol vivant". Nous utiliserons un tracteur mais ne travaillerons le sol que superficiellement, avec des outils légers, nous souhaitons intégrer des engrais verts (plantes cultivées pour fertiliser le sol, le couvrir, le protéger, le structurer...) et réaliser des apports de matières organiques importants (surtout pour nourrir la biodiversité du sol nourrissant à son tour les plantes).

Déjà en lien avec la Communauté de Commune, nous souhaitons participer au Plan Alimentaire Territorial en termes d'actions de sensibilisation et d'éducation, d'expérimentation favorable à la biodiversité du sol, et à l'amélioration de la résilience alimentaire du territoire et à l'approvisionnement des collectivités.
Nous intégrons les réseaux d'Agriculture sociale et thérapeutique en Région Auvergne-Rhône-Alpes (ASTRA) et d'Accueil paysan pour développer l'accueil qui sera proposé "à des personnes qui, pour des raisons diverses liées à leur situation économique, administrative, familiale ou liée à un handicap, éprouvent la nécessité d’une rupture momentanée avec leur entourage habituel". Nous animerons chaque semaine un atelier spécifique d'une demi-journée en lien avec la vie à la ferme.
Par le passé, nous avons tous les deux travaillé en maraîchage en tant qu'ouvrier de production, responsable de cultures ou porteur de projet sur une autre installation agricole. Nous avons aussi travaillé dans des structures sociales ayant pour support d'activité le maraîchage, dans le milieu social, scolaire et associatif. Nous nous inspirons de l'ensemble de nos expériences sur différentes fermes pour penser et réaliser ce projet. Nous voulons que cette installation soit pérenne et nous mettons tout en place pour que nos vies de famille ainsi que nos différents engagements puissent se réaliser pleinement, le plus sereinement et le plus joyeusement possible.
Pour réaliser ce projet agricole ambitieux aux investissements conséquents, nous avons sollicité des aides financières : nous avons obtenu la Dotation Jeunes Agriculteurs (DJA) et avons fait appel à plusieurs subventions régionales. Nous avons également engagé des prêts bancaires et un prêt d'honneur. Au moment de notre prévisionnel nous n'avions pas anticipé l'inflation actuelle (+10% sur le bassin, +20 à 25% sur les serres, augmentation en cours sur les matériaux en général). Pour maintenir la totalité des investissements prévus, sécuriser la trésorerie nécessaire pour les premières années de production, sans renoncer à un salaire (même s'il est minime et progressif durant les premières années de travail), nous avons besoin de 17 000 euros supplémentaires.
Cette somme permettra de construire les pièces de stockage des légumes sous le hangar et la salle d'accueil, d'aménager la pépinière, pour produire les plants, et de s'équiper de matériel de manutention qui nous faciliterait physiquement la tâche et contribuerait à notre santé à long terme ou de matériel de cultures adaptés.
1er pallier: 7 000 €. Nous fabriquons sous le hangar une structure en bois, avec des murs isolés pour créer des pièces fermées avec de bonnes conditions pour stocker nos légumes, un plancher en bois pour créer un 2ème étage accueillant une plateforme de séchage de certains légumes et pour du stockage au sec. L'amélioration de la conservation et du stockage peut éviter la perte de prêt de 1 500€ de légumes par an sur une ferme comme la nôtre. Au rez-de-chaussée, nous construirons une pièce d'environ 20m² (à l'abri du vent, de la pluie ou du froid) pour accueillir les personnes sur la ferme ainsi que pour vendre nos légumes sur place (coûts: 4 000€ pour le stockage et 3 000€ pour la salle d'accueil)

2ème pallier: 12 000€. Nous construisons une pépinière de 100m², avec les équipements nécessaires pour produire nos plants maraîchers toute l'année. Nous construirons des tables de semis ergonomiques, mettrons en place des bidons et cuves remplis d'eau pour améliorer l'inertie thermique de la serre. Cette pépinière nous permettra de gagner en autonomie, en diversité et en qualité et de réduire nos charges. (coût total: 5 000€).

3ème pallier : 17 000€. Achat d'une "poinçonneuse". Cet outil initialement conçu pour faire des trous afin de planter des poireaux en terre, nous permettra de planter dans le foin qui sert de "paillage".
Pour "pailler" facilement, on pique une balle de foin (300 kg!) sur une barre horizontale à l'arrière du tracteur et on la déroule sur la planche de culture (30m de long par 1 m de large). On perce ensuite cette épaisse couche de foin avec la "poinçonneuse à poireaux" pour planter les légumes en motte (produits dans notre pépinière).
Nous souhaitons "pailler" nos cultures afin de limiter le désherbage qui est l'une des activités les plus fastidieuses (et qui finit par user les articulations de beaucoup de maraîchers). Le foin contribue aussi à nourrir le sol, préserve l'humidité du sol et réduit donc l'arrosage. (coût 5 000€)

Au-delà de 17 000€. Plantation d'arbres (oliviers, cerisiers, pommiers, poiriers...) et de haies, création de mares et d'aménagements pour la biodiversité !!!

NOUS VOUS REMERCIONS pour votre contribution et votre curiosité envers notre projet. Au plaisir de vous accueillir à la ferme!
PARLER DE CETTE COLLECTE à vos proches, familles et amie.es, à des collègues ou des voisins, pour nous aider à atteindre ces objectifs dans les 45 jours de la collecte !
Vous pouvez participer directement sur la plateforme MIMOSA ou bien contribuer par chèque à l'adresse suivante :
GAEC de la Souche
5205 Route de Bourdeaux
26460 TRUINAS
Votre contribution vous sera intégralement remboursée si le projet n'atteint pas 60% de son objectif.
Origine des contributions :
100% particuliers | 0% professionnels
Don sans contrepartie
Visite de la ferme
"Pour un COURGE instant" venez visiter la ferme et partager un verre.
Une plante aromatique ou un plant potager
"Pour pas vous faire POIREAUTER", passez nous voir au printemps à la ferme et repartez avec un plant maraîcher ou une plante aromatique.
Rencontre à la ferme + barquette de plants maraîchers
"Ramène ta FRAISE" (si c'est la saison), pour visiter librement les jardins. En passant par la pépinière, prends une barquette de plants pour ton jardin ou ton balcon, puis reste avec nous pour le marché du soir à la ferme.
Atelier maraîchage ou biodiversité sur la ferme
"Sans vous racontez de SALADE", on vous propose un atelier pour découvrir nos pratiques sur la ferme : semis, plantation d'arbre ou observation du vivant sur la ferme
Atelier maraîchage + 1 panier + 1 barquette de plants
"Sans prise de CHOU", participez à un atelier portant sur les pratiques de maraîchage et l'observation de la biodiversité sur les parcelles ! Vous pourrez repartir avec un panier de légumes et des plants de légumes ou d'aromatiques
Apéro à la ferme + 1 beau panier !
"Pour un don RADIS-KALE", visitez notre ferme, partagez un apéro avec les produits locaux ! Puis concoctez-vous un panier de légumes et d'aromates !
Visite de la ferme et du pays truinasien
"Pour les cœurs d'ARTICHAUD", on organisera avec vous un week-end sur la ferme et les alentours, pour découvrir notre beau territoire drômois, ses paysages, son terroir et ses habitants...
Un projet de boulangerie au levain naturel et bio, et de petite épicerie locale pour remettre le bien manger au cœur du quotidien.
Aidez-moi à sauver Kali et à lui offrir la vie qu'elle mérite !