Bonjour à tous !
Je me présente, je m'appelle Thierry,
apiculteur depuis quelques années, et avec un projet de taille !

À l'inverse de certains de mes confrères, je ne suis
pas « tombé dedans (les fûts de miel) quand j'étais tout petit ». C'est
plutôt le hasard de la vie qui m'a amené à travailler de concert
avec des milliers d'ouvrières. En effet, au décès de mon
beau-père, belle-maman a voulu revendre les 4 ruches qu'il possédait. L'ancien cadre
de la grande distribution (et oui !...) en phase de
reconversion que j'étais, a tôt fait de penser que c'était
peut-être là l'occasion de trouver, à l'instar du film d'Etienne
Chatiliez «[mon] bonheur […] dans le pré » . Après
une rapide étude marché qui m'a fait découvrir l'étendue et le
potentiel de la filière du miel et des produits dérivés, je me
suis lancé dans l'aventure !
Le problème de trouver sa vocation sur
le tard, surtout dans le domaine de l'agriculture, c'est que même si
à 40 ans, on est tout sauf vieux, (et qu'on sait bien qu'on a encore
plus de 20 années à travailler avant de penser à une éventuelle
retraite) et bien l'administration, elle, nous dit qu'on l'est (trop
vieux). C'est à dire que par exemple, l'on ne peut plus briguer les aides
aux jeunes agriculteurs.

(Ici, je désopercule un cadre de miel d'Acacia, pour en extraire ensuite le miel)
Qu'à cela ne tienne. Les défis ne me font
pas peur ! Je me suis quand même jeté corps et âme dans cette odyssée. J'ai donc osé, et
aujourd'hui, malgré les difficultés et les énormes investissements
en matériel, je pense avoir eu raison de tenter cette aventure qui
a embarqué toute la famille. Oui, toute la famille! car si mon épouse ne me suit pas sur
les ruchers, c'est elle qui gère la majeure partie de
l'administratif. Ma fille aînée, Elina, de son côté, guidée par ma
femme, a élaboré mon logo et l'a fait évolué au fil du temps. Mon
fils Gabin aime bien m'accompagner de temps en temps sur les ruchers (je
vous invite même à visionner -tout en haut de la page- le petit film qu'on a tourné ensemble
il y a 2 ans, à l'occasion d'un exposé pour sa classe). Orane, ma petite
dernière, elle, s'occupe de déguster le miel (principalement celui
d'Acacia), et elle le fait très bien !

Notre logo : création d'Elina!
Au fil des ans, on est donc passé de 4
ruches à 40, puis à 70, etc jusqu'à 165 ruches cette année !
Avec une production de miel dont je n'ai pas à rougir, et des
clients qui apprécient la qualité de mon travail et de mes
récoltes. Car même si je ne suis pas labellisé Bio, la priorité
pour moi est de faire une apiculture respectueuse de l'environnement. Ça passe par la sélection soigneuse des emplacements de mes ruchers
(vade retro les pesticides), le perfectionnement de ma pratique pour
limiter le stress des abeilles, et proposer des miels de bouche
(respect du taux d'humidité - cf analyses qualité sur ma page Facebook -, extraction à froid, mise en pot
manuelle à froid également...).

(En visite, sur un de mes ruchers)
Point d'apiculture sans passion, et cet
amour de mon métier et du travail bien fait est, je pense,
perceptible par mes clients réguliers qui fréquentent le marché du
samedi à Bergerac. C'est sur ce marché que j'expose toute ma production : miel d'Acacia, miel de Tilleul, Miellat de
Chêne, miel de Châtaignier, miel de Tournesol, miel de Forêt et
miel Toutes Fleurs. Je propose aussi des vinaigres de cidre dans
lesquels j'ai laissé macéré des baies (cassis, mûres...) ou dans lesquels j’introduis des herbes aromatiques (menthe, verveine,
thym...) que nous cultivons sur notre
propriété.

(mon stand, le samedi matin, sur le marché de l'Église de Notre-Dame, à Bergerac)
C'est principalement sur ce marché que j'écoule ma production. Mais la qualité de mes produits m'a
également permis de créer une clientèle de professionnels qui
revendent ma marchandise. C'est ainsi que les magasins « Terres
du Périgord » (plus connus sous le nom La Périgourdine),
magasins incontournables pour les agriculteurs de la région, me font
confiance et proposent mes pots de miel à la vente. La fameuse distillerie de Villamblard, Clovis Reymond, ainsi que le torréfacteur "La Brûlerie du Périgord", à Bergerac, et la Boutique Couzotte (à Port-de-Couze) me font également régulièrement l'honneur de quelques étagères dans leurs boutiques. Le restaurant novateur de Bergerac, D'un Terroir à l'Autre, a également choisi mon miel pour cuisiner ses plats créatifs; et la boutique A Fleur de Pot à Douville expose mes pots de miel en dépôt-vente.
J'ai également développé un partenariat avec la maison de retraite Orpéa de Talence "Le Relais des Sens". C'est le seul rucher que je développe en dehors de la Dordogne. Le but étant de créer une dynamique avec cette maison de retraite, et pour moi, d'expérimenter la production d'un miel "de ville". "Le Relais des Sens" étant situé juste à côté du Parc de Thouars, c'est un magnifique miel toutes fleurs de couleur ambre que je produis, pour l'instant en petite quantité, et qui part très très vite.

(Voici le Miel de Thouars!)
Pour résumé, mon travail plaît, le miel se vend
bien, le nombre de ruches grossit, la production aussi, mes idées et
envies créatrices se développent. Mais ce qui ne bouge pas, ce sont
mes 4 murs. Et avec le niveau de production que j'ai atteint, mon
tout petit local «déborde». J'ai bien essayé de
pousser les murs, mais ils sont plus solides que mon épaule et j'ai
déclaré forfait. Il me faut donc monter une miellerie plus grande,
capable d'abriter le local d'extraction, la mise en pot et le
stockage. Sans compter un espace pour accueillir les visiteurs et un
laboratoire pour élaborer encore d'autres produits comme des
confitures, des pains d'épices, éventuellement des bonbons au miel, et surtout, surtout, quelque chose qui me titille depuis
longtemps : faire mon propre hydromel, le fameux breuvage des
dieux gaulois !
Voilà donc l'étendue de mon projet de
vie : l'apiculture comme activité principale, des projets
annexes en polyculture (production de fruits rouges, d'herbes aromatiques...) afin de parer
aux mauvaises années et assurer la pérennité de mon activité, et en projet ultime, mais tout aussi sérieux, un petit gîte pour
partager notre petit paradis, dont voici un aperçu :

(il s'agit de la vue depuis notre maison, un matin de brume, au printemps)
Pour construire cette nouvelle
miellerie, nous avons estimé les coûts, d'après les devis reçus,
à environ 38 000€. L'accroissement de mon cheptel fait que je
suis toujours en pleine phase d'investissement pour le matériel
régulier nécessaire à l'exploitation, et j'aurais besoin d'un
« coup de pouce » pour faire basculer la construction de la
miellerie de « projet en devenir » à « projet en
cours ». Et c'est donc là que vous intervenez !
Je vous propose en effet de parrainer ma miellerie: l'intégralité de la collecte (moins la rémunération de la plateforme MiiMOSA) servira à la construction et à l'aménagement du bâtiment. Les postes de dépense sont répartis comme suit (montants arrondis):
Coûts des fondations pour un bâtiment de 80m² = 10 000€
Coûts des murs (montés par moi-même) = 8 000€
Porte-fenêtres (4) = 6 000€
Toiture et charpente = 4 000€
Bardage bois = 1 500€
Panneaux de type sandwich pour l'intérieur = 4 500€
Alimentation en eau et électricité = 4 000€
Pour lancer la construction du bâtiment, il faut financer tout d'abord les fondations, les murs, la toiture, la charpente et les porte-fenêtres.
Sachant que j'ai saisi une opportunité pour acheter la toiture et la charpente, que je possède donc déjà, il me manque 5 000€ sur tous ces postes pour faire sortir mon bâtiment de terre.
Le reste (eau/électricité, revêtement intérieur et bardage extérieur et reste de l'aménagement) pourra être auto-financé par la vente du miel.
C'est la raison pour laquelle nous ne fixons l'objectif à atteindre, dans un premier temps, qu'à 5 000€.
Et si d'aventure cette somme était dépassée, soyez assurés que chaque euro supplémentaire servira à faire progresser d'autant plus vite la construction et l'aménagement de la miellerie, afin d'en faire un lieu de travail pour moi, mais aussi d'accueil pour vous.
Et pour vous remercier de
votre soutien et de votre confiance, on vous a concocté tout un
panel de contreparties que vous pouvez découvrir ci-contre.
Merci à vous tous par avance pour votre attention et votre soutien, et n'oubliez pas de diffuser l'info !
Nous espérons vous rencontrer le plus
tôt possible pour une inauguration en bonne et due forme de la
miellerie !
Nos partenaires pour les contreparties :
- Pour la bière à base de notre miel avec Bam Brasserie
- Pour l'hydromel de Yolaine THIERRY à base de notre miel
- Pour le weekend cabane perchée Le Ferme de Sirguet